Le contexte de crise économique actuel impose une urgence sur le développement du secteur de la santé pour aller vers plus d'efficience et de rationalité du système. En fait, le secteur de la santé en Algérie représente environ 05 % du PIB environs 1000 milliards de dinars et le secteur pharmaceutique représente une partie gigantesque avec un montant de 350 milliards de dinars. Le Ministère de la santé a travaillé sur la rationalisation des budgets alloués au médicament tout en optimisant sa disponibilité aussi bien par la production locale que l'importation, ce qui a eu un impact positif sur l'activité de la PCH. Cela s'est manifesté par le réduction de la nomenclature de médicaments qui est passé de 5800 médicaments en 2010 a 4265 médicaments au 31/12/2015. La réévaluation à la baisse des prix de certains médicaments en concertation avec la PCH a permis de faire une économie de 7,5 milliards de dinars l'équivalent de 60 millions d'Euros en 2015. Pour promouvoir la production nationale, la PCH avec le ministère de la santé, lance des appels d'offres nationaux pour les produits fabriqués en Algérie. Ceci a permis de réduire la facture d'importation des produits pharmaceutiques a diminué de 7% en 2015 par rapport à 2014. Selon l’expert en pharmaco économie Mr Mouloud Keddar, la tendance vers le marché du bio similaire est en phase d’atteindre un volume de 55 milliards et selon lui, les années à venir une série de médicaments de référence pourront tomber dans le domaine public, et feront l’objet d'autorisation pour la fabrication de leurs bio similaires. Avec tous les avantages que porte cette industrie naissante, des enjeux tels les aspects réglementaires et financiers ainsi que le partage des données sur le médicament, le monopole des producteurs de médicaments sur les marchés, ralentiraient le passage vers le bio similaire, il n’en demeure pas moins que ca reste une solution de fond pour le moyen et long terme pour réduire le coût du médicaments. L'expérience de la norvège a démontré qu’un bio similiare peut subir une diminution de 75% par rapport au prix du bio tech ou la rentabilité par des contrats de longue durée pour atteindre des réduction à hauteur de 45% sur les prix permettant ainsi de stabiliser les prix, comme ce fut le cas pour la France. Ces différentes démarches, entre autres, ont pour but de favoriser l’essor et le développement de l’industrie pharmaceutique en Algérie et aller vers une véritable percée de l’industrie pharmaceutique locale, alliant management moderne et développement technologique.